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Débouchés

Même si leur utilisation première reste d’ordre alimentaire, les céréales et les oléoprotéagineux entrent dans la composition de bien des produits, jusqu’à devenir des alternatives intéressantes aux ressources fossiles. Une bonne chose pour nos adhérents et pour la société !

Céréales et oléoprotéagineux alsaciens : des débouchés multiples

En Alsace, une part importante du grain de maïs part en semoulerie. La plus fine est utilisée pour les gâteaux et les biscuits apéritifs, la plus grossière pour les corn-flakes et la moyenne pour la bière. La semoule de maïs est un produit discret mais très courant.

Le blé quant à lui sert en grande partie à fournir les meuniers. Il est donc utilisé principalement pour des usages alimentaires (pains, gâteaux, viennoiseries…). Mais les amidonniers en consomment de plus en plus. Pour le Groupe Comptoir agricole, ce secteur est un débouché important pour nos blés.

Enfin, dans une démarche de valorisation non alimentaire des céréales, le Comptoir mène depuis plusieurs années une initiative de recherche & développement qui vise à fabriquer des enzymes industriels à partir d’une biomasse facilement accessible et toujours renouvelable. C’est le projet Albiozyme.

Tournesol, soja et colza sont également principalement utilisés à des fins alimentaires. Ils sont riches en matières grasse et en protéines. L’huile est souvent commercialisée telle quelle. Quant aux protéines, si elles restent une base de l’alimentation humaine en Asie, elles entrent essentiellement dans l’alimentation des animaux d’élevage.
Mais les huiles sont également de bons substituts aux carburants pour moteurs diesel. Estérifié, l’huile devient diester. 

La maison, le paradis des céréales

Au-delà de son usage alimentaire, l’amidon extrait des blés et des maïs ainsi que les produits issus de la transformation des oléagineux se trouvent partout dans notre quotidien. Un bon moyen de s’en rendre compte est de faire le tour des produits présents dans une maison.

Dans les toits et les murs

Régulateur de séchage dans le béton et le ciment, l’amidon entre également dans la composition du carrelage et des matériaux d’isolation et même dans la peinture comme gélifiant et stabilisateur d’émulsion…

On en retrouve même sur les toits : le sirop de glucose, un dérivé de l’amidon est incorporé dans la fabrication des tuiles afin qu’elles ne se fendent pas à la cuisson.

Les vernis et peintures industrielles sont quant à eux susceptibles de contenir des dérivés du colza.

Dans le garage

Le bioéthanol (produit à partir de céréales ou de betteraves) contribue à la réduction des gaz à effet de serre. Il peut être utilisé par les automobilistes français sous forme de :

• SP95-E10 : (Jusqu’à 10 % de bioéthanol, le reste étant du SP95) pour la plupart des voitures essence mises en circulation après le 1er janvier 2000.

• E85 (jusqu’à 85 % de bioéthanol, le reste étant du SP 95) pour les véhicules flex-fuel.

Les huiles produites grâce aux oléoprotéagineux sont également présentes dans ce secteur (diester, biolubrifiants…).

Dans la cuisine

Les bioplastiques issus des céréales permettent la fabrication de nombreux produits comme les sacs, les assiettes, les gobelets et couverts jetables. Leur avantage est double : ils sont issus d’une matière renouvelable et sont biodégradables en quelques semaines.

Dans le salon

La paille de blé ou de seigle, mise en botte et combinée à une ossature en bois, est un très bon isolant thermique et acoustique pour les murs. Elle peut se substituer aux isolants habituels (laines minérales, isolants synthétiques) en respectant certaines règles de mise en place. Compressée, elle sert de cloison séparative.

Dans la salle de bains

De nombreux produits cosmétiques et d’hygiène contiennent de l’amidon, apprécié pour ses propriétés émulsifiantes, moussantes, absorbantes. Un exemple : grâce à l’amidon qu’il contient, le dentifrice ne durcit pas dans son tube. Les médicaments contiennent eux aussi de l’amidon ou l’un de ses dérivés comme le sorbitol, le sirop de glucose ou le maltitol en tant qu’excipient, liant, dragéifiant ou même principe actif.

Les détergents peuvent contenir de l’acide lurique (dérivé du colza).

Dans la chambre

Des fibres textiles sont aujourd’hui fabriquées à partir d’amidon de céréales. D’origine végétale, ces couettes, oreillers et t-shirts garniront nos chambres et nos armoires.

Dans le bureau

Le papier est le premier débouché des produits amylacés (contenant de l’amidon). L’amidon entre dans la fabrication du papier pour en améliorer sa résistance et ses qualités. L’acide érucique (colza) entre lui, parfois, dans la composition des encres et des plastiques.

Dans la chaudière

Les biocombustibles céréaliers (constitués de la plante entière, de paille ou de granulés) permettent de produire de l’énergie restituée sous forme de chaleur. C’est une énergie renouvelable annuellement, au rythme des récoltes.

En savoir plus sur le site de Passion Céréales ou sur celui de Sofiprotéol